65 000 volailles, c’est du gagne-petit. Cap sur les 250 000 !

, par  Frédéric Wolff

C’est à sentir monter des envies de tout renverser. La Bretagne étouffe sous les épandages, la qualité de l’eau se dégrade, l’air devient irrespirable, les marées vertes sont un fléau, les paysages s’enlaidissent, le chaos climatique est à nos portes, les écosystèmes sont au bord de l’effondrement, les animaux-machines sont sacrifiés, les paysans dégagés par milliers… Et quoi ?

Et, de plus belle, on continue !

En marche forcée vers les fermes-usines. 65 000 volailles, c’est du gagne-petit. Cap sur les 250 000 avec un projet dément dans le Finistère

Qu’il reste des oasis de vie sauvage, c’est encore trop pour les industriels du carnage en règle.

Les terres agricoles sont saturées de fientes et de déjections farcies d’antibiotiques, de nitrates et d’autres joyeusetés ? On va les déverser dans les sites Natura 2 000 !

L’urgence est à relocaliser nos productions, à protéger les agricultures locales, à décréter la souveraineté alimentaire, à réduire drastiquement nos consommations de produits animaux ? On va exporter toujours plus nos surplus, direction le Moyen-Orient.

On va continuer à entasser, à martyriser ceux qui sont nés pour agoniser.

La réponse des experts ? On respecte la réglementation ! Vous vous inquiétiez de la catastrophe écologique, de la maltraitance animale et humaine ? Soyez sans crainte : tout est légal.

Et quand tout sera pollué, dévasté, saccagé ? On ira se promener en famille sous des dômes de nature morte, équipés d’un casque et de lunettes augmentés pour simuler la beauté perdue ? On finira nos jours, empoisonnés, en priant de trouver une place dans un mouroir industriel ?

S’il est une chose claire à mes yeux, c’est au moins celle-ci : l’industrie et l’écologie sont incompatibles.

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